1 AN ! Le bilan de ma première année (2) : constats, conseils d’une débutante, et petits regrets

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C’est l’heure de la deuxième partie de ce bilan (pas d’inquiétude, c’est un bilan en deux tomes, pas davantage ;-)).

Dans mon article précédent, je me suis penchée avant tout sur mon premier roman. Et pour cause, c’est la publication de celui-ci qui m’a lancée en tant qu’auteure indée : faire la synthèse de cette première année en ligne pour « Histoire d’@ » se confond donc avec faire la synthèse de ma première année d’expérience d’auteure indée. Mais voyons plus loin :

1) SI JE DRESSAIS UN CONSTAT  :

En vrac :

  • Publier dans l’anonymat et « en venant de nulle part » est une chose à éviter. Je ne le referai plus 😉 !
  • Heureusement, beaucoup de choses ont changé avec l’arrivée de « L’Embarras du choix ». Un deuxième roman, c’est :

– une meilleure visibilité sur Amazon (au moins le temps qu’il reste dans les nouveautés) ;

– des lecteurs qui lisent ce deuxième et s’intéressent au premier… lequel, assoupi, se réveille ;

– des lecteurs (voire des blogueurs) des deux romans qui deviendront (non pas des « fan » mais) des fidèles, qui renouvelleront leur confiance ;

– DONC : un petit début de « légitimité ». C’est vrai, quoi : ça prouve que le premier n’était pas une lubie, voire un accident ! 😉

  • Plus on est vu, plus on est lu…  C’est une évidence, mais bon : tout est dans la visibilité. Il y a tellement de romans (et des bons !) dans la jungle amazonienne qu’il y a de quoi y perdre les lecteurs, et voir son livre plonger très profondément dans le classement… Pour être vu, il n’y a pas de recette miracle… plus on est lu (et apprécié), plus on est vu… c’est le serpent qui se mord la queue, et c’est parfois désespérant.
  • On ne peut pas vendre sans se faire connaître… qu’on appelle cela « marketing » ou « communication ». C’est un réel plaisir pour moi d’échanger avec les lecteurs, qui sont aussi parfois des auteurs. Je ne me force pas du tout ! (et ce n’est pas une « ruse » comme le disait l’article de 20 minutes : ça fait partie du jeu, et tout le monde le fait (plus ou moins et plus ou moins subtilement)). Par contre, ce n’est pas toujours facile de présenter ses livres sans donner l’impression de faire du « rentre-dedans », notamment, sur les réseaux sociaux.
  • Les réseaux sociaux, parlons-en : c’est primordial pour créer un lien avec les auteurs et les lecteurs, mais c’est terriblement chronophage, et il faut savoir décrocher. Je sais déjà que je vais devoir me déconnecter un peu pour me concentrer sur l’écriture… Il me faudra trouver le juste milieu.
  • Les auteurs indés représentent une belle communauté ! Il y a de riches échanges et des liens qui se tissent. J’ai été étonnée et ravie de faire ce constat : il y a de l’entraide et de vrais moments de complicité. J’apprécie énormément de discuter et de blaguer avec beaucoup d’entre eux.
  • Etre dans KDP Select, c’est bien ! Evidemment, c’est offrir sur un plateau son exclusivité à Amazon, et c’est laisser de côté les autres plateformes (et les autres lecteurs)… mais (pour l’instant !), je ne me vois pas changer de statut ! En effet, j’ai vécu des jours, des semaines et des mois à ne quasi vendre aucun livre… mais, par chance, il était emprunté… et lu ! On ne connaît (malheureusement) pas le nombre d’emprunts, mais quand ça monte dans le classement avec 0 vente, on se dit « tiens ! un emprunt » ! Et quand la courbe bleue monte, on se dit : « en ce moment, je suis lue » ! Et c’était déjà bien, à l’époque où les ventes ne décollaient pas…
  • Les promos Amazon, c’est génial. J’ai eu la chance d’être particulièrement gâtée sur avril et mai, ce qui m’a permis de voir les courbes des ventes et des emprunts monter, voire s’emballer : jusqu’à 50 ventes et 5000 pages lues par jour. Incroyable ! C’est vraiment une grande chance, et je re-signe dès que possible ! 😉 Si à ce jour du 10 juin (j’ai arrêté le compteur sur l’année écoulée),  2851 lecteurs ont opté pour mes livres (1246 pour « Histoire d’@ » et 1605 pour « L’Embarras du choix »), c’est évidemment grâce à cette formidable mise en avant. J’espère, évidemment, que les couvertures, les synopsis, les commentaires… n’y sont pas non plus pour rien ;-). C’est vrai aussi que les 100 e-books de la promo du mois ne sont pas tous arrivés dans le top 100… (il n’y a pas de place pour tout le monde), mais… ça aide !
  • Quand on est dans le Top 100, il se passe des choses ! On vous contacte pour un article, on vous sollicite,… tout ça parce que, enfin, on est remarqué, enfin, notre nom sort (un peu) de l’anonymat… C’est un peu magique, et on voudrait que ça dure, que ça dure… Quand on en sort, les ventes reculent assez nettement, mais pour l’instant, ce n’est pas la dégringolade à laquelle je m’attendais :-).

2) SI J’AVAIS DES CONSEILS (pour les encore-plus-débutants-que-moi) :

(en plus de ce que j’ai constaté ci-dessus qui peut servir à tous)

  • Soigner son texte (grammaire, syntaxe, orthographe, mise en page…). Si on n’est pas un as du français, se faire aider par un correcteur.
  • Soigner sa couverture (ne pas hésiter à faire appel à un pro : c’est un très bon investissement ! ).
  • Soigner la présentation de son livre sur Amazon (le résumé lui-même et, grâce à un codage html, une jolie mise en valeur du texte).
  • Etre présent sur les réseaux sociaux, intégrer des groupes, et (si possible) avoir un site, tenir un blog…
  • Aller vers les blogueurs.

3) SI J’AVAIS DES REGRETS… :

  • J’apprécie infiniment que des auteurs aient envie et prennent la peine de me lire, voire de commenter s’ils ont apprécié mon livre (j’apprécie un peu moins que d’autres se cachent derrière un pseudo pour casser du sucre sur le dos des collègues, comme ça arrive de temps en temps (pour moi, je n’en suis pas sûre)). Cependant j’ai beaucoup de mal à « rendre la pareille ». Que les choses soient dites : ma Kindle est pleine de livres d’auteurs indés qui attendent d’être lus, et que j’ai achetés avec plaisir quand on m’a sollicitée ou de mon propre chef. Mais mon rythme de lecture est tel (surtout en ce moment : je ne lis plus) que je ne peux assurer une lecture-retour (ou pas retour, d’ailleurs). J’en suis sincèrement désolée pour ces auteurs, d’autant que je n’ai pas renoncé à lire des auteurs édités par les ME traditionnelles. Aussi, je le dis ici : je fais ce que je peux… surtout qu’écrire reste une priorité (logique).
  • C’est aussi pour cette raison que j’ai un peu « abandonné » le bateau monbestseller.com… En effet, le principe « je te lis-tu me lis / je te commente-tu me commentes »,  je trouve ça très bien, mais je ne peux pas suivre… et j’ai déjà tant à lire à côté… Je ne veux pas passer pour une auteure nombriliste, et je ne snobe personne, mais là encore : je ne peux pas faire plus et être partout… C’est comme ça.
  • Twitter : je ne suis pas très habile avec ce réseau-là. Je sais twitter et retwitter, mais « converser », et être dans la « vraie » communication ne me semble pas aisé (pour moi) via ce réseau social (pour cela, je préfère Fb, et j’y suis bien plus présente). Là encore, j’essaye, je fais ce que je peux, mais j’ai sans doute des progrès à faire.