Retour sur « ma » Forêt des livres… enfin !

foretdeslivresSitôt installée

(on notera le sublime arrière-plan avec la rubalise ;-))

Je prends enfin le temps de revenir sur mon vécu de la journée du dimanche 28 août, à Chanceaux-près-Loches, pour « la Forêt des livres ».

C’était donc mon premier salon en tant qu’auteure. J’étais située au début de l’allée des auteurs indépendants (lieu différent des « éditeurs indépendants »), juste en face de l’entrée verdoyante du café littéraire où les « stars » se sont succédé dans l’après-midi, et pas très loin du lieu des dédicaces de certains d’entre elles.

Arrivée à 8 h 10, installée à 8 h 30, j’ai disposé d’une table immense (2 mètres de long, je vous promets que ça fait de la surface !). Heureusement, j’avais de quoi l’agrémenter : outre mes livres, j’avais apporté des marque-pages, des cartes de visite, des documents plastifiés, des porte-vues pour chacun de mes deux romans avec chroniques de blogs, etc… et des bonbons (tout à fait inutiles, à vrai dire ;-)).

Les gens ont commencé à arriver dès 9 heures, et à affluer vers 11 heures. Pour ceux qui arrivaient avec les navettes depuis Loches ou Tours, j’étais plutôt au début de leur périple, mais cela signifiait aussi qu’ils repasseraient forcément devant mon stand au retour. Certains m’ont dit qu’ils reviendraient plus tard pour ne pas se charger trop vite, et… l’ont fait :-).

Pour éviter de longs discours, je suis tentée de vous faire une récap en +/- :

Points positifs :

  • Une belle journée en plein air dans un lieu agréable.
  • Beaucoup de visiteurs (des dizaines de milliers, mais je ne sais pas comment ils font pour compter puisqu’il n’y a pas de ticket d’entrée ni de billetterie…!).
  • Beaucoup de gens sont passés à mon stand, souvent un peu vite (ils n’étaient pas là pour moi ;-)), mais je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer (et puis, j’étais bien accompagnée dans les moments plus calmes ;-)).
  • De belles rencontres et des échanges sympathiques avec certains. J’en profite pour remercier ici l’auteur Samuel Delage venu en visiteur et avec qui j’ai eu une discussion très intéressante ! :-)… ainsi que Bea Hb, qui me suivait sur Fb et qui est venue me voir et s’offrir mes livres.
  • La visite d’amis et connaissances, venus (aussi) pour moi ;-). Ils se reconnaîtront ;-).
  • J’ai vendu des exemplaires de mes deux livres : « Histoire d’@ » et « L’Embarras du choix ».
  • J’ai vendu autant de chaque, ce qui tend à prouver qu’ils ont le même potentiel.
  • Deux personnes m’ont pris les deux !
  • Beaucoup de gens ont pris un marque-page et une carte de visite. J’ignore l’impact à plus ou moins long terme, mais bon… ça fait une entrée en matière intéressante et ce n’est pas inutile pour se faire connaître.

Points négatifs :

  • La concurrence 😉 ! 200 auteurs, des centaines de livres « en face »…  J’ai eu pas mal de « touches » de personnes qui n’avaient pas le budget pour acheter 36 livres (et c’est normal)… donc pourquoi parier sur le livre d’une indée inconnue ?
  • Les têtes d’affiche… Ca peut paraître étrange, mais les « stars » à la Une de cette édition de la Forêt des livres sont moins des (grands) écrivains que des « people »… gens de la télé et des médias, etc. Je ne suis pas la seule à l’avoir constaté : cette année, les gens sont venus avant tout pour Renaud, Michel Cymes ou Fabrice Luchini… fort sympathiques au demeurant et doués dans leur domaine, mais soyons clair : un nombre impressionnant des visiteurs venus en balade du dimanche (gratuite) était là pour les voir eux. Je dis bien « voir », car bien des gens sont repartis sans aucun livre, mais avec des photos glanées dans leur téléphone portable. Au final, combien de lecteurs amateurs de romans étaient présents ? J’ai été surprise du faible nombre de personnes reparties avec un livre sous le bras (et si on enlève la bio de Renaud et le livre médical de Cymes… on peut diviser par deux).
  • J’ai vendu… peu de livres. Trop peu au regard de ceux avec lesquels je suis venue et que j’avais commandés pour l’occasion, et au regard de l’investissement (le stand a un coût non négligeable). Autrement dit : j’ai perdu de l’argent (je le dis tout net et sans amertume, mais autant être lucide et honnête, surtout pour « apporter ma petite contribution » aux Indés qui me liront et qui pourraient avoir envie de faire des salons du livre).
  • Une petite frustration digne  de La Palice : tenir un stand, c’est bien,  mais on ne peut pas en bouger… Je connaissais la FDL en tant que visiteuse et j’appréciais de rencontrer des auteurs ou d’assister aux cafés littéraires, etc. Là, j’étais bloquée. Je n’ai même pas pu aller discuter avec des auteurs, même Indés…

Pour conclure :

Bilan mitigé.

J’ai passé une bonne journée, je reviendrai… en visiteuse ! :-)