Résultat du concours des abonnés

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Il y a quelques semaines déjà, j’ai proposé un petit concours à destination de mes abonnés : il s’agissait d’un jeu d’écriture dont le gagnant remporterait un exemplaire dédicacé de « La délicatesse du homard ».

Les candidats devaient employer dans leur texte, et dans l’ordre, ces 20 mots tirés de mon roman, spécificité de ce jeu appelé « logorallye », qui promet souvent de drôles de surprises : larguer – homard – Brest – anges – instinctif – fugitif – mélodrame – effervescence – chambouler – expression – huître – s’écraser – délicatesse – contradictoire – apprivoiser – biscuit – dramatique – testostérone – échouer – Patrick Sébastien.

Il y a eu 13 courageux, et je les remercie chaleureusement de s’être prêtés à ce jeu, qui était avant tout un prétexte pour s’amuser ! J’ai reçu des textes très variés, y compris dans leur longueur.

Le gagnant est une gagnante : il s’agit d’Estelle Rousseau, qui a composé une petite nouvelle pour l’occasion. Sabine Lauret et Delphine Brein n’étaient pas loin derrière, mais j’ai opté pour un texte assez long et surprenant (mais ça n’a pas été facile de trancher).

Comme promis, voici son texte :

Les choix de Claire

 Une grande salle à l’ambiance feutrée, des tables suffisamment espacées pour que l’intimité soit préservée, et une carte à tomber à la renverse, cette fois Claire en est sûre, elle a trouvé la perle rare. Pas comme l’autre minable de Paul qui l’avait larguée comme une vieille chaussette à la Brasserie de la Gare en lui expliquant : « Tu comprends, je dois me trouver et me définir avant de pouvoir m’engager dans une relation qui ne sera pas superficielle ». Non, elle n’avait pas compris ses explications vaseuses mais bon, elle avait acquiescé, lui avait dit de prendre son temps, et bien sûr, il n’était jamais revenu.

 Claire chasse ces pensées parasites pour écouter religieusement ce que Erwan lui raconte, tout en dégustant son homard. Et d’ailleurs elle a dû rater une étape car il est passé sans transition (en tout cas sans qu’elle entende la transition) de Brest à la Baie des anges

 En réalité, plutôt que d’écouter ce que raconte l’homme assis en face d’elle, elle étudie son langage corporel et essaie de deviner ce qu’il ne dit pas. Ce n’est pas une volonté délibérée, c’est instinctif. Elle ne s’est jamais fiée aux belles paroles. Cela dit, ça ne lui pas toujours porté bonheur.

 Ainsi, elle s’est un jour retrouvée à boire une bière avec un type qui s’est avéré être un fugitif recherché pour vol à main armée. A sa décharge, elle l’ignorait totalement lorsqu’elle a accepté le verre. Mais quand le gars lui a déballé la moitié de sa vie, ses années d’enfant battu par un père alcoolique et une mère démissionnaire, elle aurait dû se douter que le mélodrame ne finirait pas en happy end ! Mais prise dans l’effervescence de la rencontre et son envie impérieuse de rencontrer quelqu’un de sérieux, elle s’était encore laissée aller. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, ce type avait chamboulé sa vie, ses habitudes et son appartement ! Le flic qui l’avait reçue lorsqu’elle avait porté plainte pour cambriolage, ne s’était pas gêné pour lui faire la morale. Accepter d’héberger un homme dont on ne connaît rien, qu’on a rencontré dans un bar, quand on est une jolie jeune femme comme ça, c’est pas sérieux ! Il y a beaucoup de gentils garçons qui ne demanderaient pas mieux qu’avoir une gentille femme qui l’attend à la maison… avec une expression de vieux beau libidineux qui lui avait provoqué des frissons.

Et voilà, elle divague encore et elle n’a aucune idée de comment ces huîtres sont arrivées dans son assiette. Il faut vraiment qu’elle réussisse à raccrocher son attention à ce que lui dit son interlocuteur, sinon elle va encore s’écraser à l’atterrissage. Elle en a marre de toujours se tromper en amour.

 Pourtant, elle n’est pas difficile, elle ne rêve que de gentillesse et de délicatesse. Et un peu de virilité quand même bien sûr, et ça n’a rien de contradictoire.

Elle aimerait un homme qui cherche à l’apprivoiser, à l’appâter, à l’attirer pour mieux la conquérir ! Au lieu de ça, elle ne tombe que sur des loosers, des minables, des profiteurs qui lui prennent ce qu’ils peuvent avant de la laisser seule, dans son lit, avec une boîte de biscuits pour tout réconfort.

 Mais là, ce n’est pas si dramatique puisque le beau Erwan l’a invitée à dîner dans ce magnifique restaurant. Erwan, superbe spécimen de la gente masculine, bourré de testostérone, qui l’a fait vibrer dès qu’il s’est approché pour lui glisser à l’oreille : « Bonjour Mademoiselle, auriez-vous une carte des fonds marins ? Je ne connais pas cette côte et je ne voudrais pas m’échouer. »

Cette voix pour Claire sonna de la plus mélodieuse des façons, malgré un air exaspérant de Patrick Sébastien, qui passait en fond sonore à la librairie à ce moment-là. Elle l’avait évidemment conseillé de son mieux concernant la carte et avait accepté avec joie l’invitation à dîner.

Et là, dans ce magnifique restaurant, avec ces délicieux mets qui se succèdent dans son assiette, invitée par un homme plus que charmant, elle réalise que non, décidément, elle ne rêve pas de ça.

 Elle rêve, elle rêve… d’une plantureuse rousse au décolleté affriolant, au regard vert émeraude et à la peau douce. Mon Dieu ! Elle rêve de Paula, sa responsable à la librairie !!! C’est pour ça… Les échecs successifs avec les hommes, l’impression de ne jamais tomber sur le bon, l’envie de toujours aller voir ailleurs ! Ce qu’il lui faut : c’est une femme !

 Elle n’a plus qu’à aller voir Paula et alors peut-être…

Il y a déjà eu d’autres concours pour remporter des exemplaires de mon roman, notamment via la maison d’édition Michel Lafon. D’ailleurs, ayez l’oeil… on ne sait jamais : vous pourriez tomber sur un homard qui vous inspirera une photo insolite ! :-)

Retour sur l’avant-première du homard

En ce grand jour (18 mai 2017, sortie en librairie), je viens vous raconter les premiers pas du homard à Saumur, à l’occasion des Journées nationales du Livre et du Vin qui avaient lieu le week-end dernier.

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J’étais dans le « Mais aussi… », donc ne cherchez pas ma tête 😉

Jour 1

Je suis arrivée vers 14 h 15 dans l’entrée du théâtre du Dôme de Saumur, et j’ai fait « connaissance » avec les lieux (pas vraiment) et avec les organisateurs. J’ai tout de suite vu que j’étais dans la même salle que mes deux collègues de chez Michel Lafon : Amélie Antoine et Léa Wiazemski. Une première bonne surprise !

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Les auteurs sont arrivés en masse, et avec eux, Florian (mon éditeur) et Anissa (attachée de presse de la maison). Ces deux derniers m’ont alors rassurée sur le nombre de livres disponibles (pour la petite histoire, il y a eu des commandes supplémentaires de libraires qui ont causé une « pénurie »; stock vide ; alerte rouge : la libraire qui s’occupait des livres pour le salon n’a pas pu avoir le compte prévu… mais c’était sans compter sur le professionnalisme d’Anissa et de Florian qui ont trouvé une solution !). Petit hommage au passage :

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            L’ouverture des emballages en plastique (il faut être polyvalent !)

A 15h, tout était prêt !

Qui dit « salon local », dit « connaissances qui viennent vous voir », donc j’ai rarement été seule ! (et quand c’était le cas, je discutais avec mes voisins auteurs, ou bien Florian et Anissa).

Amandine G. était en première place pour recevoir mon livre dédicacé. Un grand merci à elle !

Mon « coach » est venu aussi, ainsi qu’une ex maman d’élève avec sa (grande) fille, qui me suivent depuis un petit moment.

Mes trois meilleures amies sont venues groupées et ça m’a fait très chaud au coeur, alors pour une fois (et avec leur permission), je me permets de vous les montrer : 20170513_164429

Gwen, Christelle et Isa

Effet de l’article dans le journal d’Angers* (mais pas de Saumur) ou non, beaucoup d’inconnu(e)s sont aussi venu(e)s à moi durant tout le week-end. Certains m’ont dit « avoir entendu parler » de mon livre !

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Article dans le CO du 13 mai

L’après-midi fut assez calme, globalement (par rapport à mes souvenirs de visiteuse, mais d’habitude le salon se déroule sur la seule journée du dimanche). J’étais quand même ravie de mes 12 romans dédicacés en 3 heures…

En attendant le dîner, j’ai discuté avec ma copine Amélie Antoine, puis nous nous sommes rendus au manège Kellerman pour « le grand dîner ». Je me suis sentie alors catapultée dans « le monde de l’autre côté ». Une drôle d’impression. Il n’y avait pas que des auteurs, parmi les 200 à 300 invités. J’ai fait partie d’une très chouette tablée et fait de sympathiques rencontres.

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Une partie des 12

Puis je suis rentrée chez moi, habitant trop près pour loger à l’hôtel.

Jour 2

Après Gonzague Saint Bris la veille, j’ai changé de voisin pour le dimanche : Stéphane Hoffmann, dont je possède deux romans chez moi, et qui est d’une gentillesse ! Nous avons bien discuté avec sa voisine, Sophie Bassignac.

La matinée a été caaaalme. Effet de la passation de pouvoir entre les présidents à la télé ? de la concurrence de la remise des prix dans la cour de la mairie ? On se serait crus privés de visiteurs ! J’ai donc pris cette photo ultra conceptuelle :

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Le repas de midi a été étonnant mais diablement délicieux (merci aux chefs des restaurants présents) ! L’occasion de discuter avec d’autres auteurs, notamment de ceux qui avaient partagé notre table la veille. Jérôme Attal (Goncourt en 2022) m’a beaucoup fait rire !

20170514_124103 20170514_124317Notre petite équipe : la team Lafon de ces 13-14 mai à Saumur (avec Léa, Amélie, Anissa et Florian)

L’après-midi a compensé le calme du matin ! J’avais presque la queue devant moi par moments ! En plus de quelques amis ou connaissances, qui m’ont aussi fait l’honneur de venir me voir et de me demander un exemplaire de mon livre, il y a eu plein de belles rencontres ! C’était vraiment très agréable et chouette de discuter avec ces futurs lecteurs, souvent lectrices, emballées par la couverture et dont la lecture de le C4 confirmait souvent l’envie de se laisser tenter. Je pense notamment à plusieurs personnes qui ont choisi le homard comme cadeau pour la fête des mères. Je pense aussi à cette dame qui m’a dit qu’à chaque salon, elle choisissait un auteur « inconnu », et qu’elle m’avait choisie moi pour Saumur (elle m’en a pris deux, dont un pour sa maman). Je pense encore à cet homme qui devait relever un défi culinaire et cuisiner un homard deux jours après, et qui s’est laissé tenter juste pour le titre en clin d’oeil.

Je remercie aussi Sandra Martineau, auteur de thrillers mais pas que (;-)), qui m’en a pris deux, l’ayant elle-même lu et adoré récemment.

Bilan : 37 homards en papier partis claquer des pinces dans des maisons, dont un tiers achetés par des connaissances (d’où l’intérêt d’un salon « local »).

Cet article n’en finit pas de se finir… ;-).

Pour conclure, j’ai passé un week-end magique, et la présence de mes amis, de ma famille et de « ma team » n’est vraiment pas étrangère à ça ! Je suis ressortie confiante pour la suite (il faut dire que j’ai eu aussi une très bonne nouvelle), et surtout avec la certitude que mon éditeur est tip top !!! (je l’ai bien choisi ;-)).

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Le stylo porte-bonheur, indispensable

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Comme à l’aube d’une deuxième vie

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J-7 pour la sortie en librairie de « La délicatesse du homard », mais J-2 avant son entrée en scène. Eh oui, ce samedi 13 mai, si proche, ce sera l’avant-première du homard au Dôme de Saumur, dans le cadre des Journées nationales du Livre et du Vin.

Cette fois, la deuxième vie du homard va vraiment commencer. Après quelque deux cents jours en numérique (et en papier discret), le voici qui revêt une nouvelle existence, concrète, palpable et bien réelle, auréolée de deux mots qui m’étonnent encore : « Michel Lafon ».

C’est dingue, quand j’y pense… Quand je me suis lancée dans l’autoédition, il y a bientôt deux ans, je n’avais qu’un « exemple » en tête : le rêve devenu réalité d’Agnès Martin-Lugand. Je m’étais promis que je n’irais pas  (plus) au devant des éditeurs en envoyant des manuscrits… mais que peut-être l’un d’entre eux me repérerait sur Amazon (le rêve de tant d’autoédités, évidemment). Et c’est ce qui s’est passé. Pas pour le premier, ni pour le deuxième… mais la troisième fois a été la bonne, à un moment où, à vrai dire, je n’y pensais plus vraiment. Indée, j’étais bien. Mais bon, quand plusieurs éditeurs ont toqué à la porte de ma boîte mail, et que j’ai recueilli leur avis de professionnels, j’ai senti qu’une autre aventure se présentait et que je ne pouvais pas la refuser.

Dans une semaine, le rêve de voir un de mes romans en librairie va se réaliser. Et, en plus, je tiens à le dire, tout cela grâce à une maison d’édition formidable (écoute, aide, soutien, efficacité, confiance ne sont pas de vains mots).

Dans deux jours (j’ai peine à y croire !), des lecteurs viendront me voir à Saumur, pour découvrir mon homard tout frais sorti de chez l’imprimeur. Comme ce n’est qu’à une trentaine de kilomètres de chez moi, j’aurai la chance aussi d’être « visitée » par mes proches, amis, etc… Je suis sûre de ne pas me sentir trop seule au milieu de tous ces talents ! Et puis, deux collègues auteures et deux membres de l’équipe Michel Lafon seront là, et non des moindres. Voilà qui promet un week-end riche !

Je vous attends… aussi nombreux que possible. J’ai tellement hâte de rencontrer de nouveaux (ou pas) lecteurs et de prendre le temps de discuter avec eux !

Et pour ceux qui sont trop loin de cette belle ville de Saumur : rassurez-vous, apparemment je vais voyager dans les semaines et mois à venir…

Oui, c’est bien une nouvelle vie qui commence, et pas que pour le homard :-).

La vie en Rose est en papier !

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Je suis heureuse de vous annoncer que « La vie en Rose » existe maintenant en papier, au prix de 11 €. Illustré par la talentueuse Pauline Robiliard, c’est un tout petit roman jeunesse pour les 9-11 ans (environ) qui me tient vraiment à coeur pour le message qu’il renferme.

Je l’ai reçu, vérifié et validé :-). Alors maintenant, il peut être à vous (et/ou à vos enfants, petits-enfants, nièces et neveux, filleul(e)s…).

Imprimé par Bookelis, et distribué par Hachette, vous pouvez le commander en librairie ou le trouver sur les diverses plateformes de vente.

Vous voulez un scoop ? Il se pourrait bien que vous entendiez reparler de cette Rose, un jour… :-)