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ENVIE DE GAGNER UN EXEMPLAIRE dédicacé? Concours pour les abonnés

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J’ai envoyé ce jour à mes abonnés un mail donnant la consigne d’un petit jeu d’écriture (logorallye), en guise de  concours. Le(s) gagnant(s) remportera/ont un exemplaire dédicacé et verra/ont son/leur texte présenté ici.

Envie de participer ? Alors à vos plumes !                                                      Mais d’abord… abonnez-vous ici : http://eepurl.com/btOMrT (une nouvelle gourmande vous sera offerte en cadeau), puis envoyez-moi un mail pour recevoir toutes les infos :-).

Vous avez jusqu’au 18 mai pour envoyer votre oeuvre :-).

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JOUEZ… éCRIVEZ… ET GAGNEZ PEUT-êTRE un exemplaire dédicacé

Comme après la sortie d’ « Histoire d’@ », je vous propose un petit jeu d’écriture pour gagner un exemplaire dédicacé de mon nouveau roman… Il y aura même deux gagnants !

Quelle sera la consigne  ? Si vous connaissez déjà « L’Embarras du choix », vous savez à quoi ressemblent les interludes entre les chapitres. Si vous ne l’avez pas encore lu, vous pouvez en découvrir quelques-uns dans l’extrait sur le site monbestseller.com… A mon avis, vous voyez déjà où je veux en venir… A vous d’écrire le vôtre !

Quelques lignes peuvent suffire !

Ce concours est ouvert aux abonnés. Si vous n’êtes pas encore inscrit, c’est ici : http://eepurl.com/btOMrT.

Toutes les informations dans la newsletter à venir.

A vos crayons ! NuagedemotsleschoixVRAC

 

 

 

Résultat du concours des abonnés !

Comme vous le savez, j’ai organisé dans le courant de l’été, à destination des abonnés à la newsletter, un petit concours sous la forme d’un jeu d’écriture.

Il s’agissait d’un logorallye : le but du jeu était d’introduire dans son texte (et dans l’ordre) les 10 mots suivants, directement sortis de mon roman : harmonie ; Belle-Ile ; carpaccio ; renforcement ; fatal ; Vauban ; chasteté ; piédestal ; exsangue ; subjuguer.randonnée Belle île en mer 10-16 juil 2011 442

Le gagnant devait remporter mon livre « Histoire d’@ » dédicacé, et voir sa nouvelle publiée ici.

Je remercie tous les participants, et c’est avec plaisir que je vous annonce que Stéphane G. a remporté ce premier concours, en ayant bâti une nouvelle mystérieuse et poétique.

Je vous laisse apprécier sa plume :


 

Un cœur en soie

Il fut un temps de ma vie où je m’étais perdu.
Non, pas perdu géographiquement, dans une forêt, une jungle luxuriante d’Amérique du Sud, ou entre les blocks parfaitement rectilignes de New York, non, je m’étais perdu, en moi. Incapable de me retrouver. Je tentais de remettre la main sur moi, de chercher le dernier endroit où je m’étais ressenti pour la dernière fois. Rien. Le vide. Blackout. Pas la moindre trace de qui je suis. Je me devinais là, mais me savais ailleurs. Alors, je partis voir « ailleurs » si j’y étais.
Bangkok. Phuket. Coh Phangam. Sur la plage, je n’étais pas non plus. Tout au plus avais-je retrouvé l’harmonie avec la nature, mais au-delà de moi.
Au bout de huit jours de ce néant, je décidai, une nuit plus claire que les autres, de nager droit devant, sous la lune bleue, entourée de l’eau tiède du lagon, peut-être devais-je renaître alors je plongeais dans ce liquide amniotique sous les alizés. J’étais nu, prêt à enfin tout recommencer.
Plus je nageais, plus j’entendais au loin comme un grondement, sûrement une fête New Age où les corps et les alcools s’entrechoquent au hasard des sens.
J’eus une mauvaise impression. Subitement. Je fis demi-tour et accélérai ma nage. Je désirais instamment sortir de l’eau comme j’étais sorti de moi. Impossible. Je fus soulevé avec une douceur infinie par une vague. Je me retrouvais à plus de vingt mètres de hauteur. Je pleurai, criai, mais nul n’entend celui qui n’est pas. Il était écrit que je ne laisserais aucune trace. Je me battis pour m’arracher à la puissance de l’eau, en vain. Je n’étais qu’un esquif de bois tendre posé dans le courant d’un torrent impétueux chargé de sel, de sable et de boue.
Je buvais, crachais, rebuvais, recrachais, avalais, m’étouffais, vomissais, rebuvais. Tel un pantin désarticulé dans les mains d’un marionnettiste ivre, je m’accrochai à mes fils, débattu comme un diable conquis. Mille contorsions, milles gestes fous et désespérés n’y firent rien. Je ne pensais qu’à mon souffle, ce filet d’air, encore, peut-être pas longtemps. Silence. Au fond de l’eau, on n’entend plus rien, juste la vibration sourde des planètes qui se frottent, le chant de la tectonique des plaques, l’odyssée d’un autre monde. Silence enfin. Nuit. J’ai laché. C’en était fini. Fin. Point.
Pourtant, après un long gouffre amer, je me suis enfin réveillé.
J’avais froid. La mer qui lèche mes pieds transis. Du sable sur mes lèvres, dans ma bouche, sur ma langue, entre mes dents. Du sel au coin des canthi. Une pluie fine et glacée sur le dos. Je tente de me relever, m’y reprends à dix fois, mets un genou à terre, prends appui sur mes bras, retombe, recommence, ridicule Sisyphe ridé.
Enfin debout, en lambeaux de moi-même, j’ouvre les yeux sur cette plage vide. Je connais cet endroit. Tout me paraît familier ici. Les brins d’herbe sur la dune, la texture du sable entre mes orteils, le parfum iodé de l’embrun, le lointain cri des mouettes. J’y étais. Je suis à Belle-Île. Oui, Belle-Ile dans le Morbihan, en France. Mon cœur s’emballe. C’était la plage où je venais enfant, avec mes parents, mon frère, mes deux sœurs et des cousins de passage. Bon Dieu, mais qu’est-ce que je foutais là ?!!!! Qu’est-ce que je fous à poil sur cette plage de Belle-Ile ?! Ai-je rêvé la Thaïlande, la vague immense, ma guerre pour survivre ? Ou bien la vague m’a-t-elle emmené jusqu’ici, jusqu’à Belle-Ile ? A-t-elle survolé l’Asie tout entière, l’Amérique, pour m’échouer ici après la traversée de deux océans ?
Je voulus marcher, faire un pas, un petit pas. Mes jambes étaient lacérées, découpées au scalpel par les coraux, des lambeaux de peaux jusqu’à l’os. Je fis un pas, enfin, sur ce qui n’était plus qu’un carpaccio de membres.
Puis un second.
Je clignais entre douleur et bref soulagement, à renforcement de chaque nouveau pas. Mais j’étais là. J’avais survécu. Il était dit que cette vague ne me serait pas fatale.
J’étais là, bien là. Encore. Vivant. Survivant. Debout. Saignant. Vacillant.
Au loin de la dune, je reconnus les remparts Vauban. C’était bien Belle-Ile. Sur la plage, nulle âme qui vive. Juste une tache sombre, étendue, sur la plage à une centaine de mètres, l’autre bout du monde. N’étais-je pas le seul à avoir survécu ?
Je me dirigeai, tant bien que mal, vers ce qui me sembla rapidement confirmer être un corps étendu. Chaque pas était un calvaire, le poids de la pluie sur mes épaules me terrassait, le vent me fouettait au sang dès que je m’arrêtais pour reprendre force. D’une blessure dans le cuir chevelu ruisselaient, en longs filets carmins, des rus de sang qui parvenus à mes lèvres étanchaient quelque peu ma soif avant de se perdre sur le sable en fines gouttes égrenées de mon menton.
De temps en temps, je tombai, un genou à terre, haletant, suffoquant, crachant des glaires de sel et de sang.
Enfin, j’approchai du corps.
Celui-ci était tourné face contre sable, mais on pouvait deviner à sa robe lacérée laissant entrevoir la courbe de ses hanches et l’arrondi parfait de sa poitrine qu’il s’agissait d’une femme. Enfin, je tombai à genou près du corps. Je retournai comme je pus ce corps lourd. Je sursautai, tombai en arrière et reculai de peur. Je connaissais cette femme… C’était Magda. Magda… Magda que j’avais connue sur cette plage, que j’avais aimée, embrassée alors que j’avais 17 ans.
Magda… Magda qui m’avait offert ici même sa chasteté, qui me regardait comme on offre une prière, le regard levé vers le piédestal qu’elle m’avait sculpté de ses mots et ciselé de ses sourires.
Magda était bien là, devant moi, exsangue. La peau diaphane, des taches purpurines tachant ci et là sa robe fleurie découpée à grand renfort de lames de fond. Morte peut-être… Magda dont la beauté explosait insolemment au milieu de la grève….
Je restais bouche bée, subjugué par son visage encore jeune, son corps tendu, sa peau laiteuse, sa bouche arrogante, ses longs cheveux mouillés sur le sable. Il me sembla sentir son parfum à cet instant, ressentir la texture de sa peau sous mes doigts, le goût de sa salive, sa brûlante dévotion. Magda… Etais-tu en Thaïlande, toi aussi ? Que ne t’ai-je aperçue… devinée…
Je soulevai son corps, lourd, ruisselant de sang et d’eau. Je hurlais à l’aide à qui voulait l’entendre. Nul ne l’entendit.
Je retournai alors vers la dune, Magda contre moi, je traversai la dune, vis un sentier que je pris, je marchais longtemps, nu, sur les chemins, puis sur une route où je ne croisais personne. Il se mit à pleuvoir de plus en plus, une tempête de pluie salée qui m’empêchait maintenant de voir à quelques centimètres de moi. J’avais peur. Je devais me battre pour avancer, pour faire un pas de plus. Des branches d’arbres arrachés me passaient à quelques centimètres du visage, des planches, du verre, des bouts de métal, je serrais fort le corps glacé de Magda contre moi, et je criais de rage pour aller un peu plus loin encore.
Brusquement, la pluie s’arrêta. Net. En une fraction de seconde. Et le soleil fut. Fort. Dur. Blanc. Aveuglant.
Une ombre vers moi. Un homme me tendant les bras. Il me prit le corps enserré dans mes bras. L’homme était thaïlandais. Je ne compris pas ce qu’il me dit. Il criait, gesticulait, les yeux emplis de larmes.
Je voulus lui expliquer que c’était le corps de Magda que je venais de retrouver sur une plage de Belle-Ile, mais entre ses bras, ce n’était plus Magda. C’était le corps d’une toute jeune fille asiatique que je ne connaissais pas. Ses yeux s’ouvraient par intermittence. L’homme caressa ma joue avec une reconnaissance infinie, puis se retourna pour partir. Il s’arrêta soudain, revint vers moi. La jeune fille me regardait, dans un léger sourire, en tendant vers moi sa main ouverte dans laquelle se trouvait un papier froissé par la mer. Je le pris. Ils partirent.
Je baissais les yeux.
J’étais trempé, blessé, harassé de fatigue.
J’ouvris le papier. Une photo de Magda. Une photo prise à Belle-Ile. Sur la plage. Magda qui sourit. Sur le sable, elle a écrit : je t’aime. Je n’avais jamais vu cette photo. Jamais. J’en suis sûr.
Je regardai autour de moi, plus rien d’autre que des décombres, des arbres couchés, des séquestres de vie.
Voilà, et c’est là, à cet endroit et à cet instant précis, que je me suis retrouvé. J’étais moi. Enfin. Je n’étais plus perdu. Et je ne me suis plus quitté depuis. Jamais.
Magda…

Jeu-concours : écrivez… et gagnez peut-être…

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Abonnés à la newsletter, J’ai décidé de VOUS faire écrire !

Bien sûr, il n’y a aucune obligation. Ce n’est qu’une proposition de jeu d’écriture… et qui dit « jeu » dit « amusement » et « partage »…

Donc, si le coeur vous en dit… je vous proposerai vendredi une première consigne d’écriture.Pour ne rien vous cacher, il s’agira d’un logorallye. Késako ? Je vous donnerai 10 mots (issus de mon roman « Histoire d’@ »), et vous devrez rédiger un texte en les utilisant tous.

De quoi divertir votre crayon !

Vous aurez jusqu’au 23 août pour rendre votre copie ! :-)

A la clé, mon roman dédicacé pour l’auteur du texte qui m’aura le plus plu ! … Texte que je mettrai ici en ligne, bien sûr.

Alors, pour ceux qui ont envie de jouer, et pourquoi pas de gagner, il faut d’abord, si ce n’est déjà fait, vous inscrire ici :

http://eepurl.com/btOMrT

(avec toujours ma nouvelle « A volonté » en cadeau) couvertureNOUVELLE3

Je vous dis à vendredi, par mail !