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Retour sur… « Le livre sur la place » de Nancy

Je viens vous relater cette fois le splendide week-end passé à Nancy, à l’occasion de son salon du livre XXL : « Le livre sur la place », qui rassemble plus de 600 auteurs, dont les grandes pointures de la littérature française, les auteurs de la « rentrée littéraire », mais aussi des autoédités, et des auteurs jeunesse de grande envergure. Bref : c’est un incontournable !

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Je vous épargne le récit de ma soirée sur Paris (la pluie, le constat d’une valise pas du tout raccord avec la météo prévue, mais surtout un sympathique dîner avec 4 autres auteurs venus de l’AE), pour me concentrer sur l’essentiel : LE we nancéen avec l’équipe Lafon.

Nous nous sommes retrouvés dans le train ou presque, après un passage salvateur pour moi au Camaïeu de la gare de l’Est (problème de valise réglé). Côté auteurs : Amélie Antoine, ma complice des débuts, Angélique Barbérat que j’ai eu grand plaisir de rencontrer vraiment (nous nous étions croisées trois fois lors de salons où j’étais en visiteuse) et Léa Wiazemsky que j’avais déjà côtoyée au salon du Livre et du Vin. Côté Lafon : Anissa notre attachée de Presse et Florian, notre éditeur. Une belle équipe, rejointe à Nancy par Carène Ponte venue en voiture.

Après l’installation à l’hôtel, nous avons gagné le centre-ville et la magnifique place Stanislas (chapeau, Nancy !) et comme il était l’heure de déjeuner, nous avons commencé par nous restaurer à la terrasse d’une célèbre brasserie de ladite place, optimistes puis frigorifiés…

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Nous avons ensuite rejoint le salon lui-même, fort impressionnant par sa taille et la foule présente : une vraie ruche ! Nous étions toutes installées au stand de « La Taverne du livre », librairie menée par la souriante, pétillante et dynamique Marie (le genre de personne que tu apprécies dès la première seconde). Nancéens qui ne connaîtraient pas encore sa taverne, courez y faire un tour. Je suis certaine que l’essayer, c’est l’adopter. Le lien vers le site internet : http://www.taverne-du-livre.fr/.

20170909_160253_001Prête

Au début, j’étais un peu « punie »… car installée à quelques mètres et auteurs de celles de mon équipe (en fait, la place était en courant d’air et donc l’auteur prévu là et présent dès le matin, avait jeté son dévolu sur la mienne…). Rien de bien grave, mais en effet, avec la météo frisquette (non mais vraiment !), le mal de gorge est arrivé presque plus vite que les lecteurs et ça a débouché sur une rhino-trachéite dès le lundi (mais passons, ça n’a en rien entaché ma journée ni mon week-end :-)). Heureusement, j’ai pu réintégrer la place qui m’était attribuée en fin d’après-midi et tout le dimanche : entre Amélie Antoine et Jacqueline Boissard (impressionnante par la longévité de son oeuvre, au passage).  Resized_20170910_121901Avec Amélie Antoine

25 000 lecteurs environ viennent chaque année à ce salon. C’est très impressionnnant. Evidemment, ils ne sont pas venus pour moi 😉 (il fallait voir les noms sur le programme !), et à vrai dire j’y suis allée sans aucun objectif de vente, mais avant tout ravie d’avance de vivre l’événement lui-même. Pour finir j’ai vendu 22 livres, mais franchement cela m’a largement suffi 1) au regard du nombre et de la qualité des auteurs, 2) parce que le fait de n’avoir qu’un livre broché est en soi un « handicap » (le poche attire plus facilement), 3) parce que j’ai eu des échanges vraiment sympas avec les gens venus jusqu’à moi. Rien que ça, c’est vraiment génial. Il y a aussi des personnes qui sont venues me voir en me disant : « Je l’ai lu ! j’ai adoré »… et qui ont de ce fait motivé sans le vouloir des témoins auditifs qui passaient par là en même temps et qui l’ont donc acheté. Il y en a qui sont venus me voir « par hasard » (pour le titre, la couverture…), d’autres parce qu’ils l’avaient déjà vu ou en avaient entendu parler… et ça, c’est assez nouveau. C’est très touchant quand des gens qui ne vous connaissent pas décident de « faire confiance » à votre livre et le choisissent alors qu’il y a des centaines d’autres livres de gens bien plus connus que vous… Certains m’expliquent que, justement, ils aiment découvrir de nouveaux auteurs. Ce qui est bien quand on n’a pas une foule qui fait la queue pour vous, c’est qu’on peut vraiment prendre le temps de discuter avec chacun, des livres d’abord (j’aime bien connaître leurs goûts, leurs habitudes…), mais pas que. Je remercie spécialement Stéphane, l’unique homme du week-end, qui s’est offert le homard pour lui.

En fin de journée le samedi, je suis allée saluer Lorraine Fouchet et Virginie Grimaldi, toutes deux fort plus sollicitées que moi :-).

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Avec la très sympathique Lorraine Fouchet, dont la couverture du dernier aurait pu être la mienne (ouf) ! Nous avons fait un remake de notre entrevue de juillet. Je suis honorée de la compter parmi mes futurs lecteurs.

Nous n’avons pas eu vraiment l’occasion de discuter ensemble, car contrairement à Saumur ou au Bois Plage en Ré, aucun repas entre auteurs n’était prévu, et chaque maison d’édition organisait les siens pour le week-end. C’était à la fois dommage, et pas dommage, car cela nous a permis de vraiment sympathiser au sein de l’équipe Lafon et de créer des liens qui, s’ils n’existaient pas déjà, nous ont apporté les fondements d’une belle complicité.

FB_IMG_1505918738427On « travaille », sous les yeux (bienveillants) de notre éditeur

Soirée détente avec Léa bien dans le cadre (private joke) : Léa, Amélie, moi, Angélique, Florian, Anissa et Carène (de gauche à droite)

Le dimanche est passé très vite, car notre train était à 17 h 16…

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Retour à la maison à 22 heures, avec la satisfaction d’avoir passé un week-end en dehors de la réalité et riche de plein de choses.

Nancy, c’est vraiment à (re)faire.

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Son et lumières le samedi soir

Bref : j’adore les salons  ! Le prochain sera « La 25ème heure du livre » début octobre. Déjà hâte !

Indé »e »… et fière de l’être

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A l’heure où Amazon a couronné  d’un Prix trois auteures auto-éditées (photo, et bravo !), et en cette période de transition entre la rentrée littéraire et la remise des prix Goncourt et cie, j’avais envie de me lancer dans un petit billet d’humeur.

La presse papier comme le web ont une certaine tendance à snober les auteurs indépendants de la sphère numérique…,  comme certains (grands) éditeurs. On leur reproche leur amateurisme, principalement, pour résumer… On dit qu’ils ont été refusés par les éditeurs… Or, d’une part nombre d’entre eux n’ont même pas tenté d’ouvrir ces portes-là. D’autre part, les « comités de lecture » assurent un filtre serré, mais plus que potentiellement faillible : combien de livres d’anonymes sont réellement lus ?  La non correspondance à la « ligne éditoriale » (unique justification de refus) a bon dos.

Bien des auteurs à succès ont été refusés… Proust, ou J. K. Rowling, dans un autre genre, n’ont pas été reconnus à leur juste valeur.

Il en est de même pour certains auteurs de l’auto-édition, venus à elle « par dépit », parfois (quoique, finalement…), et qui, forts de leurs ventes miraculeuses, se voient offrir sur un plateau un contrat d’édition papier, en librairie. Le rêve de tout auteur indé ? Pas vraiment : un certain nombre d’entre eux veulent rester auto-édité, auto-éditeur. Pourquoi ? Parce qu’il y a du bon et du « valorisant » dans ce concept-là : on peut prendre goût à mener sa barque seul, dans une liberté qui peut-être enviable . Après tout, seul maître à bord, l’auteur auto-édité choisit son propre texte, sa couverture, sa 4ème de couv,  son lancement, son  prix, ses promos,… tout.

Maintenant, les éditeurs (sur)veillent les meilleures ventes des indés, et vont parfois jusqu’à leur faire les yeux doux. D’où un fait non négligeable : le numérique peut mener au papier, et offre de toute façon une belle vitrine.  Conclusion : on peut donc s’épargner la peine (et le coût) d’envoyer des exemplaires aux éditeurs parisiens. Cela s’appelle : faire ses preuves par les lecteurs.

Et il y en a, des pépites, dans l’auto-édition ! et que l’on trouve pour moins de trois euros le plus souvent.

Alors, oui, il y a aussi du moins bon, des textes truffés d’erreurs, des autobiographies qui n’intéressent que leur auteur… mais après tout, quand je vois la « médiocrité » de ce qui sort en librairie, parfois… et les coquilles restantes chez les grands éditeurs, je me dis : on n’a pas à rougir de ce statut qui nous permet le principal : ECRIRE POUR ETRE LU.

Et surtout, il faut nous reconnaître une chose : nous n’avons sûrement pas moins de mérite que les écrivains publiés à compte d’auteur, qui ont acheté à prix d’or la sortie de leur livre (accompagnée des services de graphisme, correction, etc), et qui devront « ramer » pour le faire connaître. J’en sais quelque chose : j’ai effectué des corrections et des « sélections » de manuscrits pour deux éditeurs… ( d’ailleurs, quand le correcteur réécrit tout le livre, je me demande qui est l’auteur réel).

J’ai sorti mon roman en juin, me jetant dans l’inconnu, avec un pseudo derrière lequel je me cachais… et j’ai intégré une communauté, une sorte de grande famille, celle des indés. Partant de rien, grâce aux uns et aux autres, j’ai beaucoup appris, et surtout j’apprécie quotidiennement les messages, les avis, les conseils, les encouragements de tous, envers les uns et les autres. Il y a une humanité, une solidarité, non dénuée de sourire et de bonne humeur,  que je ne pensais pas trouver là, et je veux remercier ces auteurs… notamment ceux du groupe Fb auquel je fais allusion, et qui se reconnaîtront. Merci et bravo à vous tous.

Vivent les Indés !

 

PS : merci à Amélie Antoine dont j’ai piqué la photo. Et encore bravo à notre ambassadrice qui porte haut les couleurs de l’auto-édition :-).