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Indé »e »… et fière de l’être

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A l’heure où Amazon a couronné  d’un Prix trois auteures auto-éditées (photo, et bravo !), et en cette période de transition entre la rentrée littéraire et la remise des prix Goncourt et cie, j’avais envie de me lancer dans un petit billet d’humeur.

La presse papier comme le web ont une certaine tendance à snober les auteurs indépendants de la sphère numérique…,  comme certains (grands) éditeurs. On leur reproche leur amateurisme, principalement, pour résumer… On dit qu’ils ont été refusés par les éditeurs… Or, d’une part nombre d’entre eux n’ont même pas tenté d’ouvrir ces portes-là. D’autre part, les « comités de lecture » assurent un filtre serré, mais plus que potentiellement faillible : combien de livres d’anonymes sont réellement lus ?  La non correspondance à la « ligne éditoriale » (unique justification de refus) a bon dos.

Bien des auteurs à succès ont été refusés… Proust, ou J. K. Rowling, dans un autre genre, n’ont pas été reconnus à leur juste valeur.

Il en est de même pour certains auteurs de l’auto-édition, venus à elle « par dépit », parfois (quoique, finalement…), et qui, forts de leurs ventes miraculeuses, se voient offrir sur un plateau un contrat d’édition papier, en librairie. Le rêve de tout auteur indé ? Pas vraiment : un certain nombre d’entre eux veulent rester auto-édité, auto-éditeur. Pourquoi ? Parce qu’il y a du bon et du « valorisant » dans ce concept-là : on peut prendre goût à mener sa barque seul, dans une liberté qui peut-être enviable . Après tout, seul maître à bord, l’auteur auto-édité choisit son propre texte, sa couverture, sa 4ème de couv,  son lancement, son  prix, ses promos,… tout.

Maintenant, les éditeurs (sur)veillent les meilleures ventes des indés, et vont parfois jusqu’à leur faire les yeux doux. D’où un fait non négligeable : le numérique peut mener au papier, et offre de toute façon une belle vitrine.  Conclusion : on peut donc s’épargner la peine (et le coût) d’envoyer des exemplaires aux éditeurs parisiens. Cela s’appelle : faire ses preuves par les lecteurs.

Et il y en a, des pépites, dans l’auto-édition ! et que l’on trouve pour moins de trois euros le plus souvent.

Alors, oui, il y a aussi du moins bon, des textes truffés d’erreurs, des autobiographies qui n’intéressent que leur auteur… mais après tout, quand je vois la « médiocrité » de ce qui sort en librairie, parfois… et les coquilles restantes chez les grands éditeurs, je me dis : on n’a pas à rougir de ce statut qui nous permet le principal : ECRIRE POUR ETRE LU.

Et surtout, il faut nous reconnaître une chose : nous n’avons sûrement pas moins de mérite que les écrivains publiés à compte d’auteur, qui ont acheté à prix d’or la sortie de leur livre (accompagnée des services de graphisme, correction, etc), et qui devront « ramer » pour le faire connaître. J’en sais quelque chose : j’ai effectué des corrections et des « sélections » de manuscrits pour deux éditeurs… ( d’ailleurs, quand le correcteur réécrit tout le livre, je me demande qui est l’auteur réel).

J’ai sorti mon roman en juin, me jetant dans l’inconnu, avec un pseudo derrière lequel je me cachais… et j’ai intégré une communauté, une sorte de grande famille, celle des indés. Partant de rien, grâce aux uns et aux autres, j’ai beaucoup appris, et surtout j’apprécie quotidiennement les messages, les avis, les conseils, les encouragements de tous, envers les uns et les autres. Il y a une humanité, une solidarité, non dénuée de sourire et de bonne humeur,  que je ne pensais pas trouver là, et je veux remercier ces auteurs… notamment ceux du groupe Fb auquel je fais allusion, et qui se reconnaîtront. Merci et bravo à vous tous.

Vivent les Indés !

 

PS : merci à Amélie Antoine dont j’ai piqué la photo. Et encore bravo à notre ambassadrice qui porte haut les couleurs de l’auto-édition :-).