Comme à l’aube d’une deuxième vie

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J-7 pour la sortie en librairie de « La délicatesse du homard », mais J-2 avant son entrée en scène. Eh oui, ce samedi 13 mai, si proche, ce sera l’avant-première du homard au Dôme de Saumur, dans le cadre des Journées nationales du Livre et du Vin.

Cette fois, la deuxième vie du homard va vraiment commencer. Après quelque deux cents jours en numérique (et en papier discret), le voici qui revêt une nouvelle existence, concrète, palpable et bien réelle, auréolée de deux mots qui m’étonnent encore : « Michel Lafon ».

C’est dingue, quand j’y pense… Quand je me suis lancée dans l’autoédition, il y a bientôt deux ans, je n’avais qu’un « exemple » en tête : le rêve devenu réalité d’Agnès Martin-Lugand. Je m’étais promis que je n’irais pas  (plus) au devant des éditeurs en envoyant des manuscrits… mais que peut-être l’un d’entre eux me repérerait sur Amazon (le rêve de tant d’autoédités, évidemment). Et c’est ce qui s’est passé. Pas pour le premier, ni pour le deuxième… mais la troisième fois a été la bonne, à un moment où, à vrai dire, je n’y pensais plus vraiment. Indée, j’étais bien. Mais bon, quand plusieurs éditeurs ont toqué à la porte de ma boîte mail, et que j’ai recueilli leur avis de professionnels, j’ai senti qu’une autre aventure se présentait et que je ne pouvais pas la refuser.

Dans une semaine, le rêve de voir un de mes romans en librairie va se réaliser. Et, en plus, je tiens à le dire, tout cela grâce à une maison d’édition formidable (écoute, aide, soutien, efficacité, confiance ne sont pas de vains mots).

Dans deux jours (j’ai peine à y croire !), des lecteurs viendront me voir à Saumur, pour découvrir mon homard tout frais sorti de chez l’imprimeur. Comme ce n’est qu’à une trentaine de kilomètres de chez moi, j’aurai la chance aussi d’être « visitée » par mes proches, amis, etc… Je suis sûre de ne pas me sentir trop seule au milieu de tous ces talents ! Et puis, deux collègues auteures et deux membres de l’équipe Michel Lafon seront là, et non des moindres. Voilà qui promet un week-end riche !

Je vous attends… aussi nombreux que possible. J’ai tellement hâte de rencontrer de nouveaux (ou pas) lecteurs et de prendre le temps de discuter avec eux !

Et pour ceux qui sont trop loin de cette belle ville de Saumur : rassurez-vous, apparemment je vais voyager dans les semaines et mois à venir…

Oui, c’est bien une nouvelle vie qui commence, et pas que pour le homard :-).

La vie en Rose est en papier !

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Je suis heureuse de vous annoncer que « La vie en Rose » existe maintenant en papier, au prix de 11 €. Illustré par la talentueuse Pauline Robiliard, c’est un tout petit roman jeunesse pour les 9-11 ans (environ) qui me tient vraiment à coeur pour le message qu’il renferme.

Je l’ai reçu, vérifié et validé :-). Alors maintenant, il peut être à vous (et/ou à vos enfants, petits-enfants, nièces et neveux, filleul(e)s…).

Imprimé par Bookelis, et distribué par Hachette, vous pouvez le commander en librairie ou le trouver sur les diverses plateformes de vente.

Vous voulez un scoop ? Il se pourrait bien que vous entendiez reparler de cette Rose, un jour… :-)

Dans les préparatifs de la sortie

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Je viens vous donner quelques nouvelles. Tout est en train de s’accélérer (même si depuis la signature du contrat avec Michel Lafon début janvier, le rythme a toujours été soutenu ! … avec le choix de la couverture, les relectures et retouches du texte…) : dans moins de trois semaines, le homard sera disponible en librairie ! Et dans 14 jours exactement, je serai à Saumur aux Journées nationales du Livre et du Vin, pour son avant-première.

J’ai le trac ! Un mélange d’envie et de peur d’y être. Evidemment, et comme tout le monde, j’ai envie que « La délicatesse du homard » rencontre et trouve son public,  et qu’il « marche », que dis-je, qu’il coure !!! Nous rêvons tous du best-seller… et quand on voit les chiffres de certain(e)s, c’est assez hallucinant. Entre les 220 commentaires amazoniens, les chroniques positives qui se multiplient aussi… après tout, il est normal d’espérer, tout en restant lucide. Un succès en numérique ne se vérifie pas toujours en papier. Donc, oui : j’ai peur ! Mais surtout hâte de rencontrer tous ces nouveaux lecteurs.

Mais en attendant, rien de tel que de se plonger dans du concret :

Le homard est parti à l’impression, ça y est.                                                       – Les marque-pages sont arrivés chez Michel Lafon cette semaine aussi.   Je vais recevoir mes exemplaires la semaine prochaine. J’imagine déjà l’émotion que je vais ressentir à l’ouverture du carton !

Le concours « logorallye » que j’ai lancé auprès de mes abonnés semble prometteur en termes de participants, je suis ravie ! (je me rappelle du « flop » quand j’avais proposé le même exercice il y a 18 mois avec « Histoire d’@ »… 5 participants de mon entourage que j’avais dû supplier… du coup, je ne l’avais pas proposé pour « L’Embarras du choix »). Je suis impatiente de lire les textes ! (certains m’ont déjà été envoyés)

J’ai reçu aussi la semaine dernière une très chouette nouvelle : je ferai partie des auteurs du salon « L’île aux livres »  du 21 au 23 juillet, sur l’île de Ré. Je suis vraiment ravie !

Avec tout ça et ma vie perso (travail, famille, déménagement à préparer…), je n’ai pas le temps d’écrire :-(. Pas une ligne depuis le 15 janvier ! Quand je relancerai la machine, je vous le dirai 😉 (ce sera en juillet).

 

 

 

 

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ENVIE DE GAGNER UN EXEMPLAIRE dédicacé? Concours pour les abonnés

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J’ai envoyé ce jour à mes abonnés un mail donnant la consigne d’un petit jeu d’écriture (logorallye), en guise de  concours. Le(s) gagnant(s) remportera/ont un exemplaire dédicacé et verra/ont son/leur texte présenté ici.

Envie de participer ? Alors à vos plumes !                                                      Mais d’abord… abonnez-vous ici : http://eepurl.com/btOMrT (une nouvelle gourmande vous sera offerte en cadeau), puis envoyez-moi un mail pour recevoir toutes les infos :-).

Vous avez jusqu’au 18 mai pour envoyer votre oeuvre :-).

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Le homard invité à Saumur pour son avant-première

Comme vous le savez, « La délicatesse du homard » sortira en librairie le  18 mai, aux éditions Michel Lafon.

Cependant, je suis ravie de vous annoncer qu’il sera en avant-première au Salon du livre et du vin de Saumur, le samedi 13 après-midi et le dimanche 14 mai toute la journée.

Pour recevoir avant tout le monde un exemplaire dédicacé du homard dans sa nouvelle carapace, vous savez donc où vous rendre !

J-30… ça approche. Je vous espère nombreux pour cette grande première !

Toutes les infos (programme, auteurs…) ici : Livreetvin.com.

AfficheLivreet vin2017Pour les autres dates de dédicaces, je vous invite à consulter la page que j’ai créée ICI.

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« La » nouvelle « Vie en Rose » est fin prête

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Je suis ravie de vous dévoiler ici la nouvelle couverture de « La vie en Rose »

Nouvelle couverture, mais surtout nouveau contenu ! Le texte de la version initiale (de juillet 2015) n’a pas changé, mais s’est doté de magnifiques illustrations signées Pauline Robiliard de Pauline et ses crayons ! Une rencontre par Facebook interposée (j’ai eu un coup de coeur pour ses dessins, allez voir sur son site !), et hop, un super partenariat ! Pauline a aimé l’histoire et la dessiner ensuite, et je la remercie de l’avoir si joliment mise en images.

Je suis vraiment ravie du résultat. Ces illustrations apportent un ENORME plus au texte. En outre, avec un nombre de pages plus conséquent, ce tout petit roman peut enfin accéder à une publication papier. Elle est d’ailleurs déjà lancée via le site Bookelis ! Le livre se trouve déjà sur la librairie à cette adresse, mais à cette heure, je préférerais recevoir d’abord et vérifier l’exemplaire que j’ai commandé. Dans quelques semaines, vous pourrez aller dans (ou sur le site de) votre librairie préférée pour le commander, car il sera référencé par Hachette, comme « Histoire d’@ » et « L’embarras du choix ». 

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La version numérique est en ligne à partir d’aujourd’hui. Vous la trouverez ICI.

C’est une petite histoire qui me tient vraiment à coeur, et j’espère qu’elle saura toucher ses petits (et grands) lecteurs.

 

 

Le homard en offre éclair

Hier, « La délicatesse du homard » était en offre éclair sur Amazon, en numérique, au prix de 0,99 €.

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Pour l’occasion, il avait revêtu sa toute nouvelle carapace :-), et une version réajustée du texte (pas tout à fait le texte définitif exact, mais l’équivalent des « épreuves non corrigées » reçues par les libraires et les journalistes).

Malgré un temps d’été en ce  9 avril, les gens ont quand même répondu « présent » (merci à tous ceux qui ont partagé la nouvelle sur Fb). 705 homards vendus en cette seule journée ! J’ai profité de ce petit événement pour proposer un petit concours sur Facebook : prévoir le nombre de ventes. C’est Loli Artésia qui s’est approchée le plus du nombre exact, avec un pronostic de 742. Merci à tous les participants (il y en a qui avaient vu petit, et d’autres (bien trop) grand ! ;-)) et bravo à elle ! Elle remporte un exemplaire dédicacé de mon roman, que je lui enverrai dès réception de mes exemplaires perso.

Parti de la 19ème place, le homard est arrivé en haut du top et y est encore pour quelques heures, juste devant Guillaume Musso et mon collègue Bruno Combes.

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Ce à quoi je ne m’attendais pas, c’est à ce que les deux autres romans profitent de l’embellie. Or, ce matin, tous les indicateurs sont en vert (ça faisait longtemps) :

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Maintenant, reste à savoir combien de temps le homard pourra se maintenir dans le top 10… Mystère !

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« Mon » salon Livre Paris 2017

Entrée

Grand soleil et chaleur à l’arrivée

Avec beaucoup de retard (ce n’est pas le travail qui manque, en ce moment), je reviens enfin vers vous pour un petit retour sur ce GRAND moment que j’ai passé à Paris, ces 25 et 26 mars derniers… quelques photos à l’appui.

Je préfère vous prévenir : cet article ne sera pas à la mesure de tout ce que j’aurais voulu dire, et ne pourra pas contenir les photos et les noms de toutes les personnes que j’ai envie de citer ! (et puis il y a le risque d’en oublier) Faute de temps, je vais faire court.

MURaMAZONLe mur d’Amazon

En deux mots : c’était génial.

En quelques mots de plus, voici un résumé des faits :

1) SAMEDI :

Je suis arrivée dès l’ouverture du salon, aux côtés d’Elisabeth Sutton d’ID-BOOX, et me suis rendue directement sur le stand Amazon, où j’ai eu le plaisir de retrouver ma (doublement) collègue Amélie Antoine, ainsi qu’Enzo Bartoli, tous deux en grande conversation avec un homme qui m’a dit avoir lu avec beaucoup d’intérêt mon cher homard… ce n’était autre que le PDG d’Amazon France.

Petit à petit, des têtes connues sont arrivées : Cyril Godefroy, les Vandroux, Alice Quinn, Wendall Utroi, Lhattie Haniel… puis des personnes que je ne « connaissais pas » (ou bien seulement sur les réseaux). Avec Gabrielle Desabers, Tamara Balliana, Valérie Bel et bien sûr Sonia Dagotor (mon acolyte depuis le salon de l’an passé !), les discussions sans fin ont commencé, ponctuées de photos, de selfies à plusieurs, et (quand même !) d’écoute des (ou participation aux)  animations du stand. Quel plaisir aussi de découvrir de « petits nouveaux », tels Eric Costa et LilyB Francis, avec qui nous avons bien discuté à différentes heures de la journée.

IMG_8688QUEQUESainara, lhattie..

J’ai croisé et échangé aussi avec mon collègue Bruno Combes.  J’ai aussi été ravie de discuter avec Julie de Lestrange que je ne pensais pas voir, la croyant partie la veille.

J’ai aussi eu le plaisir de découvrir en vrai l’équipe d’Amazon : KDP, Amazon Publishing, et Audible. Un vrai bonheur que de découvrir le professionnalisme tout en sourire d’Ainara, fraîchement nommée à la tête de KDP. Et puis, quel accueil ! Petits fours etc, nous ont gâtés tout le week-end.

Quelques lectrices-blogueuses sont venues à notre rencontre directement sur le stand. C’était sympa !

En parallèle, j’ai aussi eu l’occasion de discuter longuement avec Samuel Delage, que je salue ! … et je me suis rendue sur le stand de Librinova pour écouter Marilyse Trécourt et Carène Ponte parler de leurs aventures respectives.

Il y a eu l’heure de la photo de classe des auteurs :

photo de classe

La version sage

Jean-Yves Normant et Emilie de Bookelis sont venus me trouver pour faire connaissance et me livrer à une mini-interview décalée.

Puis j’ai enchaîné, en tant que membre d’un jury, avec le speed-dating organisé par KDP, d’où Eric Costa est sorti vainqueur, suivi de près par Laureline Amanieux et par la jeune et prometteuse IlonaTroadec :

GAGNANTS SPEED6DATING

A 19 h est enfin arrivé le moment des dédicaces des livres offerts par Amazon. Après une courte présentation des ouvrages, les lecteurs sont venus nombreux faire la queue devant les 12 auteurs invités, dont j’avais le bonheur de faire partie.

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Les 14 exemplaires ont filé comme des petits pains, dans les mains de lectrices et blogueuses… et n’ont pas suffi à satisfaire tout le monde. Je crois que c’est la première fois que des gens attendaient et souhaitaient vraiment repartir avec un roman à moi. Il y en a même qui sont venus « exprès » (je pense à Annie de TLivres TArts, ou à Blandine de Les lectures de Blandine). C’était très plaisant.

La soirée s’est poursuivie au restaurant avec quelques amis auteurs, puis j’ai rejoint, en toute fin de soirée, « l’After des Indés », organisée par Ghaan Ima, une très bonne initiative qui connaît un succès grandissant.

2) DIMANCHE :

Après un agréable petit déjeuner partagé avec quelques auteurs à l’hôtel, je me suis rendue au Salon pour mon intervention « témoignages d’auteurs à succès », en compagnie de Sonia Dagotor, Valérie Bel et Gabrielle Desabers.

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Malgré un certain trac en amont, tout s’est bien passé ! Pas de question piège, et seulement du positif et de la bonne humeur. Dans le public, des auteurs auxquels nous n’avons rien appris (!) et quelques personnes intéressées par nos parcours, qui ont bravé la matinité d’un jour post-changement d’heure, alors bravo ! (nous craignions qu’il n’y ait « personne »)

La suite de la journée a ressemblé à celle de la veille (mais en moins dynamique, avec la fatigue ;-): échanges, discussions… avec tout plein de monde. C’était assez drôle de faire connaissance avec mon « concurrent » du top 3 d’Amazon en décembre : Lionel Touzelier.

 VANDROUX TOUZELIER...

Jacques Vandroux, Sonia Dagotor, Cyril Godefroy et Lionel Touzelier

Je suis repartie à 18h, vidée, mais remplie de tous ces bons moments et de la hâte d’être à l’année prochaine pour revoir tout le monde. Pourquoi ? Parce que ce salon,  c’est un peu comme une grande fête de famille ! On discute, on rigole… on partage des expériences, des conseils, des anecdotes. Nous avons tous à apprendre. Il y a du soutien, de la bienveillance… du sérieux, mais sans se prendre au sérieux…

La preuve par l’image, avec la fameuse machine à marque-pages !

MACHINE

 

 

Défi logorallye : je vous rends ma copie

En vue d’un prochain concours, et comme j’aime beaucoup les jeux d’écriture que je pratique aussi dans l’atelier que j’anime, j’ai demandé à ceux qui me suivent sur FB de me donner des mots pour cet exercice. Les voici :

bijoux – jonquille – poison – réussite – sérenpidité – ostensiblement – nager – précipiter – sensualité – basaltique – printemps – manipuler – désuet – triste – pourquoi – sempiternelle – s’épanouir – Maverick – Laure – marquis de la Plaine d’Argencourt – Van Gogh – xylophone – Hitler –  obsolète – madame tout le monde – Paris – salmonelles – pirate – Savoie – nystagmus – tarentelle – Albigeois – chromosome dégénéré – superfétatoire – crépuscule – tribologie – mélancolie – esperluette – surveillant de baignade – langouste – encorbellement – quartz – bière – Baudelaire – gracieusement – paradoxe

Ma mission ? Utiliser tous ces mots dans l’ordre. Voici ma modeste production (comme en atelier, pas de retouches) :

Pour cette soirée, elle mit ses plus beaux bijoux et son parfum le plus cher, aux notes de vanille et de jonquille. Elle renonça à porter Poison, car sa superstition naturelle l’enjoignait à ne rien faire qui pourrait compromettre la réussite de ce moment. Il ne fallait que du positif, du beau, de l’élégant. Chaque détail comptait et rien ne devait être laissé au hasard, cela tenait pour elle d’une sérenpidité. Elle se voyait déjà dans sa robe fourreau montrant ostensiblement ses formes parfaites, à nager comme une sirène au milieu des requins. Il ne fallait rien précipiter, juste laisser faire la magie de sa sensualité, et le charme de son sourire aussi permanent qu’un rocher basaltique. Ses trente-cinq printemps étincelants ne manqueraient pas de manipuler cette bande de gens désuets et tristes. C’est pourquoi elle pourrait leur servir ses sempiternelles phrases toutes faites, par lesquelles elle pourrait s’épanouir comme la reine de la soirée.

Quand elle arriva sur les lieux du dîner, quelques hommes étaient déjà attablés à jouer au poker, comme sortis de Maverick. Laure, la maîtresse de maison, l’accueillit avec l’hypocrisie chère à son rang, au bras de son mari, très digne et le menton relevé, comme par fidélité à ses racines nobles. Ne disait-on pas qu’il avait pour lointain aïeul le marquis de la Plaine d’Argencourt ? Au mur, les tableaux souhaitaient en mettre plein la vue. Le faux Van Gogh se voulait être authentique. Ils avaient beau être de riche lignée, ils n’avaient jamais eu les moyens de se payer une quelconque œuvre d’art. Le xylophone sans son n’avait pas plus de valeur que les tableaux ratés d’Hitler dans sa jeunesse. L’ensemble puait de vieilleries dont le caractère obsolète n’était plus à prouver. Cela se voulait authentique, ce n’étaient que les reliques d’une madame tout le monde à particule, dont le tout Paris se moquait à couvert.

Avant de passer à table dans la salle à manger, les invités furent alors surpris par des serveurs déguisés armés de plateaux où se disputaient verrines et petits fours, sous des « Ah » de contentement. Notre héroïne tria avec soin ce qui lui semblait digeste de ce qui ne l’était pas. Elle avait toujours en horreur les aliments pouvant renfermer quelques salmonelles, rapport à une triste expérience dans son enfance. Un serveur pirate lui mit une flûte à la main, et elle trinqua avec le premier venu, un homme se disant fraîchement arrivé de Savoie, au nystagmus impressionnant. Elle eut grand mal à le regarder normalement, surtout quand il lui promit de lui faire danser la tarentelle lors du bal qui s’ensuivrait. Elle abandonna donc le Savoyard au profit d’un Albigeois, scientifique de son état, qui discourait sur les divers symptômes que subissaient les porteurs d’un chromosome dégénéré, avec force détails, tous plus superfétatoires les uns que les autres. Quel ennui ! Son regard s’égara un instant vers la fenêtre s’ouvrant sur les lueurs d’un crépuscule prometteur. Les envolées lyriques d’un expert en tribologie achevèrent de la plonger dans une étrange mélancolie.

Heureusement, ils se mirent à table. Un vrai soulagement. Mais quand les emplois de l’esperluette sur les devantures de boutiques furent largement détaillés par un surveillant de baignade, elle ne vit qu’une issue : se concentrer sur la langouste dans son assiette, tout en admirant l’architecture à encorbellements de la pièce. Un chercheur d’or frustré qui n’avait mis la main que sur du quartz se fit particulièrement remarquer quand il demanda qu’on lui servît une bière. Elle lui trouva tout à coup de l’intérêt, bien plus qu’à tous les autres. Il se dit fan de Baudelaire et fut mis au défi d’en réciter quelques vers. Il déroula trois poèmes entiers sans fléchir. Elle roula gracieusement une boucle de cheveux en l’écoutant, charmée, ayant même oublié à quel point cette soirée était un raté total au regard de ses attentes. Cette étrange galerie de personnages, pédants ou illuminés, au lieu de l’irriter avait fini par la divertir au point d’en avoir oublié sa mission, raison de sa présence ici. Quel paradoxe ! ne manquera-t-elle pas de penser le lendemain à son réveil.

 

Je vous dévoile la nouvelle couverture

Pas de nounours, ni de homard,

Délicatesse du homard-versionFINALEmais Axelle-Elsa les pieds dans l’eau…

Voici donc la future couverture de mon homard, concoctée par l’équipe de chez Michel Lafon. Tout le monde (ou presque) a mis sa contribution, pour donner son avis, à chaque proposition nouvelle de l’équipe de créa. En tout, j’ai dû en recevoir une bonne vingtaine (dont un homard, des nounours, des bottes…) ! Le choix n’a pas été facile (parfois, les éléments ont choisi pour nous ;-)), mais n’a pas non plus été cornélien. Et puis, j’ai été sollicitée à chaque fois pour donner mon avis et faire progresser les recherches. C’était extra !

Maintenant que je sais à quoi ressemblera mon livre, j’ESSAIE de l’imaginer sur les rayonnages des librairies, et je n’y arrive pas vraiment… Le 18 mai (date officielle, mais il se pourrait bien que certains puissent l’avoir avant 😉 ; j’ai deux surprises à vous annoncer, que je garde au chaud pour l’instant).

Vous la montrer a quelque chose d’émouvant. J’espère qu’elle (vous) plaira.

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